Dans à peine plus d'un an, les éditeurs de logiciels de gestion de caisse devront fournir à leurs clients des solutions répondant à de nouvelles règles. Les plus gros d'entre eux choisiront certainement de payer cher pour faire certifier leurs solutions. Quant aux plus petits, ils pourront « s'auto-certifier », au risque de manquer de sérieux auprès de clients qui encourent une forte amende en cas d'utilisation d'un logiciel non conforme.

A partir du 1er janvier 2018, tous les commerçants et les professionnels assujettis à la TVA devront enregistrer les paiements qu'ils reçoivent par le biais d'un logiciel de comptabilité ou de caisse satisfaisant à des conditions d'inaltérabilité, de sécurisation, de conservation et d'archivage des données. En cas de non-respect de ce règlement, ils encourent une amende de 7 500 Euros. Instaurée par la loi de Finance 2016, cette obligation vise à lutter contre la fraude à la TVA qui engendre un manque à gagner de plusieurs milliards d'euros par an pour les caisses de l'état. Par exemple, en empêchant un restaurateur d'intervenir sur une addition déjà éditée/imprimée ou en n'autorisant ce type d'opération qu'avec une traçabilité des modifications. Dans ces conditions, il devient notamment impossible de supprimer purement et simplement un ticket de caisse dans le système lorsqu'un client a payé en liquide.